Un espace libre où dire. 'La fille qu’on appelle' de Tanguy Viel

Auteurs

  • Sylvie Cadinot-Romerio Sorbonne Université

DOI :

https://doi.org/10.51777/relief11446

Mots-clés :

Tanguy Viel, narrateur, imagination, éthique de la réponse, emprise sexuelle, vulnérabilité sociale

Résumé

Dans son huitième roman, La Fille qu’on appelle, Tanguy Viel rompt avec le dispositif narratif qu’il a adopté dans ses romans antérieurs : le récit personnel. Nous étudions la forme de cet ouvrage sous l’angle de la nouvelle liberté narrative qu’elle offre à l’auteur et qu’il exploite de manière paradoxale et originale : il invente une instance de narration non pas omnisciente mais omni-imaginante, ce qui lui permet de donner à son dispositif la forme éthique d’une réponse à une parole qui n’a pas été entendue et la forme thymique d’une déploration de la condition tragique des vulnérables soumis à l’emprise des puissants, comme l’est Laura, le personnage principal, abusée sexuellement par le maire de la ville.

Biographie de l'auteur

Sylvie Cadinot-Romerio, Sorbonne Université

Sylvie Cadinot-Romerio est agrégée de Lettres modernes ; elle mène des travaux de recherche à la Faculté des Lettres de Sorbonne Université sous la direction de Didier Alexandre ; ils portent sur l’œuvre de Nathalie Sarraute et consistent en une herméneutique de l’empêchement d’être qui y est configuré. Ces travaux l’ont conduite à étudier d’autres formes d’empêchement dans la littérature de l’extrême contemporain, et notamment dans l’œuvre de Tanguy Viel.

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Publié

2021-12-27

Comment citer

Cadinot-Romerio, S. (2021) « Un espace libre où dire. ’La fille qu’on appelle’ de Tanguy Viel », RELIEF - Revue électronique de littérature française, 15(2), p. 169–186. doi: 10.51777/relief11446.