Prétendus suppliciés de la publicité : les exemples de Chateaubriand et de Lamartine

Auteurs

  • Samantha Caretti Université de Caen-Normandie

DOI :

https://doi.org/10.51777/relief27031

Mots-clés :

sacerdoce, publicité, romantisme, gloire, célébrité, Chateaubriand, Lamartine, scénographie auctoriale

Résumé

Par l’image auctoriale qu’ils projettent autant que par l’esthétique de leurs œuvres, Chateaubriand et Lamartine s’inscrivent davantage dans la mythologie romantique du sacerdoce littéraire que dans la réalité contemporaine de la réclame pour prix de leur célébrité. Soumis aux exigences nouvelles d’une publicité qu’ils rejettent ostensiblement, ils adoptent une posture pour le moins paradoxale, celle d’une résistance affectée, qui coexiste avec une stratégie de promotion de soi. Lamartine, tout en déplorant le supplice de la publicité, orchestre un véritable matraquage poético-médiatique. Chateaubriand, quant à lui, tout en récusant la soif ardente de célébrité qui l’anime, se révèle, selon ses contemporains, « dévoré du démon de la publicité ». En dépit de leurs différences de génération, de style et de tempérament, tous deux accusent une semblable discordance entre discours et pratiques, expressions d’un impératif de célébrité qui les contraint, chacun à sa manière, à composer avec les lois médiatiques. Leurs trajectoires illustrent ainsi les contradictions d’une posture romantique partagée entre l’aspiration à la vocation désintéressée et les exigences de la consécration publique, autant que du profit commercial.

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Biographie de l'auteur

  • Samantha Caretti, Université de Caen-Normandie

    Docteure en littérature française associée à l’équipe de recherche du LASLAR (Université de Caen-Normandie) et professeure agrégée (Académie de Versailles), Samantha Caretti a consacré sa thèse à l’étude des stratégies publicitaires de promotion de la littérature romantique en France sous la Restauration et à l’analyse du régime de gloire auctoriale à l’époque romantique sous la direction de Brigitte Diaz. Présidente de la Société des amis de Custine, elle s'intéresse également à l'œuvre d’Astolphe de Custine et travaille à l’édition de sa correspondance. Engagée en faveur de la connaissance et de la diffusion de la littérature du XIXe siècle, elle est également vice-présidente de la Société Chateaubriand et secrétaire générale du CL19 (Comité de Liaison des associations dix-neuviémistes).

Couv

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Publiée

22-09-2026

Comment citer

Caretti, S. (2026) « Prétendus suppliciés de la publicité : les exemples de Chateaubriand et de Lamartine », RELIEF - REVUE ÉLECTRONIQUE DE LITTÉRATURE FRANÇAISE, 20(1), p. 33–49. doi:10.51777/relief27031.