Ti Jean L’Horizon à l’âge des mangas. Entretien avec Roland Monpierre

Auteurs

  • Kathleen Gyssels Université d'Anvers
  • Odile Hamot Université des Antilles

DOI :

https://doi.org/10.51777/relief11443

Mots-clés :

Simone Schwarz-Bart, bande dessinée, adaptation

Résumé

Roland Monpierre est un artiste guadeloupéen aux multiples casquettes : auteur de bandes dessinées, il est égale­ment illustrateur et scénariste. À l’occasion de la publication prochaine de son adaptation en bande dessinée de Ti Jean L’Horizon, le second roman de Simone Schwarz-Bart, il s’est entre­tenu avec Kathleen Gyssels et Odile Hamot sur les circonstances, les conditions et les enjeux de sa démarche artistique. Que les romans schwarz-bartiens se prêtent à l’adaptation est indéniable : La Mulâtresse Solitude a déjà fait l’objet d'une version en bande dessinée, réalisée par l’Unesco en 2015 dans une série consacrée aux grandes figures de l’Afrique ; Le Dernier des Justes a failli se voir réédité dans une version allégée, illustrée par des dessins de Marc Chagall, et ce n’est que justice que Ti Jean trouve en la personne de Roland Monpierre, un artiste susceptible de magnifier, dans un autre genre et avec d’autres moyens, le caractère éminemment visuel de l’écriture de Simone.

Après plusieurs albums tirés des meilleurs auteurs antillais, parmi lesquels Joseph Zobel, ou mettant en lumière des figures oubliées du patrimoine culturel guadeloupéen, telles que le Chevalier de Saint-Georges, ou s’atta­chant à des grands noms de la culture caribéenne, à l’instar de Bob Marley, Roland Mon­pierre s’est consacré avec bonheur à cette magnifique odyssée fondée sur le conte antillais et la figure folklorique de Ti Jean.  La bande dessinée vient ainsi donner un second souffle au roman de 1979 et toucher un public différent, sans doute bien plus lecteur de mangas que de romans et méconnaissant peut-être même les grandes œuvres de la littéra­ture caribéenne.

Bibliographies des auteurs

Kathleen Gyssels, Université d'Anvers

Kathleen Gyssels est professeur de littérature et de culture postcoloniales francophones à l'université d'Anvers, où elle donne des cours sur les auteurs des diasporas africaine et juive. Ses publications portent principalement sur les auteurs et les sujets afro-américains, caribéens et francophones dans une perspective large et comparative. Ses recherches actuelles ont étendu son champ d'action à des questions conflictuelles, telles que les lois mémorielles et les guerres de la mémoire dans la République française et les pays postcoloniaux. Elle est coordinatrice du groupe de recherche sur la littérature postcoloniale à l'Université d'Anvers et membre associé de l'Institut d'études juives.

Odile Hamot, Université des Antilles

Odile Hamot est maître de conférences-HDR en Littérature française moderne et contemporaine à l’Université des Antilles. Spécialiste de poésie, elle a publié Obscur symbole de Lumière. Le Mystère dans la poésie de Saint-Pol-Roux (Champion, 2013) et a dirigé l’ouvrage collectif Terre(s) promise(s) : représentations et imaginaires (Garnier, 2021) Elle est l’auteur d’articles portant sur les XIXe et XXe siècles français, mais se consacre également à la littérature francophone. Elle a publié divers articles sur André Schwarz-Bart, Aimé Césaire ou Maryse Condé.

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Publié

2021-12-27

Comment citer

Gyssels, K. et Hamot, O. . (2021) « Ti Jean L’Horizon à l’âge des mangas. Entretien avec Roland Monpierre  », RELIEF - Revue électronique de littérature française, 15(2), p. 117–126. doi: 10.51777/relief11443.