La représentation interculturelle du désastre nucléaire entre appropriation et écart : deux exemples luxembourgeois

Auteurs

  • Sébastian Thiltges Université du Luxembourg

DOI :

https://doi.org/10.51777/relief12382

Mots-clés :

écocritique, accident nucléaire, centrale nucléaire, Littérature luxembourgeoise

Résumé

Dans la littérature luxembourgeoise, les centrales nucléaires font partie de l’imaginaire littéraire dès la fin des années 1970. Cet imaginaire est alimenté par l’opposition à deux projets de centrales sur la Moselle et porte la trace, au fil des décennies, des accidents nucléaires qui ont marqué la récente histoire de l’humanité. À partir de ce contexte, la présente contribution cherche dans un premier temps à mettre au jour les multiples liens entre l’écologie et le nucléaire, et corollairement entre les deux champs de recherche qui, dans le cadre des études littéraires et culturelles, en étudient les représentations : l’ecocriticism et le nuclear criticism. En se fondant sur les problématiques communes à ces dernières (temporalité, géographie et subjectivité), l’analyse de deux œuvres littéraires francophones publiées au Luxembourg explore deux manières paraissant diamétralement opposées de décrire la dimension interculturelle de la catastrophe nucléaire, l’une imaginant l’appropriation culturelle construite sur la relocalisation géographique, l’autre mettant en exergue l’écart entre l’événement et sa perception.

Biographie de l'auteur

Sébastian Thiltges, Université du Luxembourg

Sébastian Thiltges est docteur en littérature comparée. Après une thèse intitulée Paysages silencieux dans le roman réaliste (1850-1900), soutenue en 2013, il se consacre à l’écocritique et à l’écologie culturelle à travers deux projets postdoctoraux : un premier à l’Université du Mans portant sur l’écologie dans la littérature de jeunesse en Europe et un second à l’Université de la Sarre sur la nature et l’environnement dans la littérature luxembourgeoise. Dans le cadre de ces recherches, il publie plusieurs articles et codirige les ouvrages Éco-graphies : écologie et littératures pour la jeunesse (avec Nathalie Prince, Presses Universitaires de Rennes,  2018) et Écologie culturelle et cultures écologiques dans la Grande Région (avec Christiane Solte-Gresser, Peter Lang, 2020), ainsi que le volume en ligne Le Mal sans visage dans la culture populaire (avec Oliver Kohns, Cultural Express, 2021). Après avoir enseigné en tant qu’ATER à l’Université de Lorraine au cours de l’année académique 2017-2018, Sébastian Thiltges est actuellement assistant-chercheur à l’Université du Luxembourg, où il s’intéresse à la didactique des littératures luxembourgeoises. Il est membre du jury du Prix Servais depuis 2015 et président de la Société luxembourgeoise de littérature générale et comparée depuis 2016.

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Publiée

2022-07-08

Comment citer

Thiltges, S. (2022) « La représentation interculturelle du désastre nucléaire entre appropriation et écart : deux exemples luxembourgeois  », Relief: Revue Électronique de Littérature Francaise, 16(1), p. 210–226. doi: 10.51777/relief12382.