Appel à contribution : La curation littéraire : espaces, pratiques, acteurs (de 1945 à aujourd’hui)

31-10-2026

La curation littéraire : espaces, pratiques, acteurs (de 1945 à aujourd’hui), sous la direction de Stéphane Cunescu, Manon Houtart, Morgane Kieffer et Marcela Scibiorska, Relief, vol. 22, n° 1, juin 2028

 

On souhaiterait proposer une approche historique (attentive à l’évolution de la notion, de 1945 à nos jours), comparative (soucieuse de mettre en relation différentes figures d’éditeurs et éditrices ou de programmateurs et programmatrices) et sociologique (interrogeant les logiques institutionnelles, axiologiques et relationnelles qui sous-tendent ces pratiques).

Cette notion est importée en littérature depuis le domaine des arts plastiques (Glicenstein, 2015 ; Bawin, 2025), et l’on sait l’intérêt que la critique a porté aux fructueux échanges de pratiques, de gestes et aux mutations des enjeux que ceux-ci ont entraînées entre les domaines plastique et littéraire. Ainsi, en 2021, dans un dossier de la revue Captures intitulé Inspirations littéraires de l’exposition (dir. Corentin Lahouste et David Martens), Anne-Christine Royère s’interrogeait sur la façon dont certains poètes de l’extrême contemporain, « en s’inspirant des formes et des dispositifs de l’art », reformulent leur méthode d’écriture (Royère, 2021). Les rapports entre littérature et exposition font aussi l’objet de réflexions stimulantes au sein du réseau RIMELL, auquel est associé le site Littératures, mode d’emploi. René Audet et Corentin Lahouste se sont quant à eux penchés sur la notion d’« arts littéraires », qui désigne des pratiques attestant de la « diversification des supports de la création littéraire au-delà du médium empereur de la consécration littéraire », et ce en s’attardant spécifiquement sur les rapports que ces pratiques entretiennent avec « l’espace et le territoire concrets » (Audet et Lahouste, 2024).

La notion de curation suppose en effet d’élargir l’attention à des pratiques d’édition, de promotion et de légitimation affranchies de l’espace historiquement restreint autour du livre. Si l’objet-livre a toujours coexisté avec d’autres modes de publication de la littérature (lectures en salons ou cénacles, performances, chansons, etc.), les pratiques littéraires hors du livre se sont considérablement développées ces dernières décennies. Une diversité de facteurs ont hâté ce phénomène, parmi lesquels l’idéal de démocratisation culturelle qui marque l’après-Seconde Guerre mondiale (misant sur le caractère fédérateur des lectures publiques ou de l’expression médiatique ; Pardo, 2015), le développement de nouvelles formes promotionnelles au sein de l’industrie du livre (Bessard-Banquy, 2012), l’avènement de l’ère numérique (avec pour effet une démocratisation des outils de diffusion ; voir notamment Bonnet, 2017 ; Belin, 2020 ; Mougin, 2024) ou encore la nécessité pour les écrivains, en contexte néolibéral, de varier les modes de subsistance et de se tourner vers des marchés culturels plus lucratifs (Dubois, 2023). Dans les études littéraires actuelles, les travaux consacrés à l’atténuation d’un paradigme bibliolâtre de la littérature ont souligné l’importance des pratiques hors du livre et de la littérature « exposée » (Rosenthal et Ruffel, 2010 et 2018), comme le tournant médiatique pris par la littérature à partir des années 1970.

Nous proposons d’élargir l’analyse du geste éditorial, entendu selon ses différentes missions de filtrage, d’accompagnement, de valorisation et de légitimation, aux différents espaces qui supposent la diffusion du fait littéraire auprès d’un public. En ce sens, différentes plateformes d’exposition peuvent être prises en compte.

Les contributions pourront ainsi s’intéresser aux différents espaces et aux différentes formes de cette exposition récemment adoptée comme un paramètre indispensable de l’écosystème littéraire, y compris sur le plan économique, du festival littéraire (dont Gisèle Sapiro et al. [2015] font remonter l’essor aux années 1990) à la résidence d’auteurs (Bisenius-Penin, 2015 et 2016 ; Roussigné, 2018), en passant par les pratiques artistiques comme la performance ou la lecture publique, ou encore l’entretien comme « conversation » (Demanze, 2026). Elles pourront aussi étudier les espaces plus privés des académies de distinction (David et Méon, 2026 ; Dozo et Lacroix, 2010 ; Ducas, 2013 ; Heinich, 1999), ou encore les espaces commerciaux que constituent les événements de lancement et de promotion d’un livre. Comment l’articulation entre ces deux niveaux discursifs – la mise en valeur de la littérature et les enjeux promotionnels de toute manifestation – peut-elle infléchir la perception publique du fait littéraire ? Le journal Libération s’étonnait récemment, en pleine saison des festivals d’automne, de l’affluence paradoxale que connaissent ceux-ci au moment où les habitudes de lecture sont en baisse constante (Guerton-Delieuvin, 2026), même si cette affluence ne va pas toujours de pair avec le succès commercial de ces événements, également tournés vers la vente du livre. On le voit : la vie littéraire peut être analysée par le prisme d’une événementialité plurielle, de l’élaboration à la rencontre avec le public. On se penchera donc sur les différentes vies médiatiques d’un événement littéraire et la manière dont celles-ci négocient son rapport à l’actualité tout en l’inscrivant dans une certaine continuité de pratiques et de discours.

Au-delà des productions extralivresques elles-mêmes et de leurs auteurs, il importe, dans un dernier temps, d’orienter l’attention vers les agents qui découvrent et consacrent ces pratiques, assurant ainsi leur visibilité (Bourdieu, 1977 et 1992 ; Casanova, 2002), en l’occurrence les programmateurs culturels, directrices de festivals, revuistes, producteurs radio, animatrices de blogs ou pages web, etc. On pourra en ce sens chercher à identifier les traces d’une « énonciation éditoriale » (Souchier, 1998), c’est-à-dire l’ensemble des interventions qui ont permis à un texte d’exister matériellement et socialement, tout en tenant compte de la distinction possible, explorée par Marcello Vitali-Rosati dans un contexte d’écriture numérique (2020), entre la curation – à savoir le rassemblement et l’organisation par un individu de contenus dans un environnement donné – et l’éditorialisation, qui renvoie à « la façon dont cette action est structurée par les caractéristiques de l’environnement » donné. Cette distinction soulève également la question des enjeux de visibilité des acteurs qui assurent l’affichage et la circulation des textes (François et Levin, 2026 ; Levin et Meizoz, 2026). Comme y invite notamment Florent Coste[1], ce dossier nourrit l’ambition de « repeupler » la vie littéraire, au travers d’un éventail de cas d’études et de réflexions théoriques sur les « éditeurs hors du livre », soit ces personnalités qui font œuvre de curation littéraire en dehors des circuits éditoriaux traditionnels. La figure de l’éditeur a fait l’objet de récents travaux dans le domaine de l’histoire de l’imprimé et de la sociologie ; c’est le cas, notamment, du livre d’Anthony Glinoer Être éditeur. Histoire, discours, imaginaires (2024), de l’ouvrage Éditer en poète (Diu et Linarès, 2024), lequel s’intéresse à plusieurs figures de poètes-éditeurs, sans compter les nombreuses monographies et mémoires d’un éditeur en particulier. Ces ouvrages se concentrent toutefois sur l’objet-livre et l’univers livresque en général, quand le présent dossier souhaite envisager le rôle d’éditeur en dehors de ce spectre. Les contributions pourront porter sur une ou plusieurs figures d’éditeurs et éditrices hors du livre et/ou proposer une théorisation de leurs fonctions. On pourra aussi proposer des analyses de trajectoire d’auteurs ou d’autrices par le prisme des scènes d’exposition littéraire qu’ils et elles auraient investies au fil de leur parcours, dans une perspective comparatiste ou monographique.

Plusieurs questionnements pourront guider l’analyse :

– On proposera de ressaisir le geste curatorial selon un paradigme historicisant soucieux d’identifier les continuités, les évolutions, les ruptures et les éventuelles inventions qui sous-tendent les pratiques actuelles.

– Qui sont les acteurs et actrices qui font œuvre de curation littéraire ? Quels phénomènes d’invisibilisation et de singularisation régissent les imaginaires de ces fonctions ? Quels réseaux et alliances sous-tendent ces pratiques, et dans quelle mesure celles-ci fédèrent-elles réciproquement de nouveaux espaces de sociabilité, y compris dans l’interaction avec d’autres institutions et médias ?

– Quelles hiérarchies peut-on éventuellement déceler parmi ces différentes pratiques ? Existe-t-il des formes curatoriales plus reconnues, plus valorisées et valorisantes que d’autres ? Comment les différentes pratiques de curation négocient-elles avec un paradigme de légitimation traditionnellement appuyé sur l’objet-livre, et quelles tensions émergent entre ces discours et pratiques non livresques et les dynamiques canoniques de l’institution littéraire ? L’opposition entre intérêt commercial et intérêt artistique demeure-t-elle vivace, ou faut-il faire évoluer nos cadres de lecture à la lumière de ce changement de paradigme ?

– Dans une perspective similaire, on prêtera attention à des logiques de concurrence géoculturelles, voire politiques, dans les corpus sélectionnés par les pratiques curatoriales à l’étude, y compris au sein de l’opposition désormais largement critiquée entre littérature française et littératures francophones, ou encore à la tension concurrentielle qui structure l’écosystème des instances de reconnaissance littéraire (académies, jurys, universités ; voir Bridet et Poirier, 2026).

– Quelles valeurs et représentations de la littérature et de sa fonction sociale, quelle théorie sans théorisation (pour reprendre la façon dont Claude Royet-Journoud disait, en 1988, « faire acte de théorie sans qu’il y ait théorisation » en publiant des revues) peut-on y déceler ? Dans quelle mesure les gestes de filtrage (soit l’« art » de choisir selon Dorothea von Hantelmann [2011 ; nous traduisons]), de composition d’un catalogue et de mise en valeur des textes comportent-ils une dimension prescriptive ?

– Comment les éditeurs hors du livre, qui remplissent aussi une fonction de recrutement des écrivains, pensent-ils – ou non – les conditions matérielles de leur activité curatoriale ? Et, symétriquement, comment les auteurs et autrices perçoivent-ils ces évolutions ? Sur quels financements publics ou privés ces éditeurs comptent-ils, et comment cela infléchit-il les formats ou le rapport au public ? Comment la relation aux publics devient-elle un enjeu central de ces voies d’accompagnement et de promotion du littéraire, dans un contexte économique par ailleurs tendu pour l’ensemble du domaine ?

– Dans quelle mesure la curation littéraire pour la scène, la radio ou le numérique peut-elle être conçue comme une démarche esthétique à part entière, au-delà de la médiation d’une matière première textuelle ? Comment les éditeurs hors du livre façonnent-ils les formes littéraires, les modes de diction ou de monstration ?

Conformément au protocole de la revue, les contributions seront soumises à une évaluation en double aveugle. Merci d’envoyer une proposition de 300 mots maximum, accompagnée d’une brève notice biobibliographique aux adresses suivantes : manon.houtart@unamur.be ; stephane.cunescu@uclouvain.be ; Marcela.Scibiorska@vub.be ; morgane.kieffer@univ-st-etienne.fr et revuerelief@gmail.com avant le 15 janvier 2027.

Une attention particulière sera accordée à la complémentarité des articles, en termes de périodes, de supports, de terrains et de perspectives. Les contributions portant sur les espaces francophones hors de France (Belgique, Québec, Suisse, Haïti, etc.) seront particulièrement bienvenues.

Les auteurs des propositions retenues devront soumettre l’article complet (de 6 000 à 8 000 mots) en respectant la maquette et la feuille de style deRelief.

 

Calendrier des travaux

  • Dépôt des propositions : 15 janvier 2027
  • Décision du comité : 15 février 2027
  • Remise des articles : 15 octobre 2027
  • Publication : juin 2028

 

À propos de la revue : Relief – Revue électronique de littérature française est une revue scientifique internationale évaluée par les pairs et consacrée aux études littéraires et culturelles. Son périmètre historique est ouvert, pourvu qu’il soit en relation avec des corpus de langue française. Relief est un lieu de rencontre de l’étude des littératures, des textes et des discours. Bilingue (français-anglais) et pionnière, Relief est une revue numérique et en accès libre depuis son premier numéro publié en 2007. La revue Relief est publiée deux fois par an. Les numéros sont organisés par thème ou par monographie, mais chaque numéro réserve un espace aux contributions diverses ainsi qu’aux comptes rendus de lecture. Site web : www.revue-relief.org.

 

Bibliographie

Alexandre Didier, Frédéric Madeleine, Parent Sabrina et Touret Michèle (dir.), Que se passe-t-il ? Événement, sciences humaines et littérature, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Interférences », 2004. doi.org/10.4000/books.pur.35824

Audet René et Lahouste Corentin, « Faire littérature hors du livre : déplacement des pratiques et formes expérientielles nouvelles », Études littéraires, vol. 53, n° 3, « Arts littéraires et reterritorialisations textuelles », dir. René Audet et Corentin Lahouste, 2024, p. 7-19. doi.org/10.7202/1114945ar

Bawin Julie, De quoi le « curating » est-il le nom ? Métamorphoses d’une pratique dans le champ de l’exposition, Bruxelles, La Lettre volée, coll. « Essais », 2025.

Belin Olivier, « Vers une poésie commune ? Les poètes amateurs de Twitter, Instagram et Wattpad », Nouvelle Revue d’esthétique, n° 25, 2020, p. 57-66. doi.org/10.3917/nre.025.0057

Bessard-Banquy Olivier, L’Industrie des lettres. Étude sur l’édition littéraire contemporaine, préface de Pierre Jourde, Paris, Pocket, coll. « Agora », 2012.

Bionda Romain, Demont François et Zbaeren Mathilde, « L’œuvre littéraire et ses publications : édition, exposition, performance », Itinéraires, n° 2022-2, « Publier la littérature : le texte et ses médias (édition, exposition, performance) », dir. Romain Bionda, François Demont et Mathilde Zbaeren, 2023. doi.org/10.4000/itineraires.13110

Bisenius-Penin Carole (dir.), Résidence d’auteurs, création littéraire et médiations culturelles. 1. À la recherche d’une cartographie, Nancy, PUN-Éditions universitaires de Lorraine, 2015.

Bisenius-Penin Carole (dir.), Résidence d’auteurs, création littéraire et médiations culturelles. 2. Territoires et publics, Nancy, PUN-Éditions universitaires de Lorraine, 2016.

Bomsel Olivier (dir.), Protocoles éditoriaux. Qu’est-ce que publier ?, Paris, Armand Colin, coll. « Recherches », 2013. Disponible sur Cairn.

Bon François, Après le livre, Paris, Seuil, 2011. Disponible sur le Tiers Livre.

Bonnet Gilles, Pour une poétique numérique. Littérature et Internet, Paris, Hermann, coll. « Savoir. Lettres », 2017.

Bourdieu Pierre, « La production de la croyance : contribution à une économie des biens symboliques », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 13, « L’économie des biens symboliques », février 1977, p. 3-43. doi.org/10.3406/arss.1977.3493

Bourdieu Pierre, Les Règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Seuil, coll. « Points. Essais », 2015 [1992].

Bridet Guillaume et Poirier Jacques (dir.), Le Canon littéraire, vol. 2, Le Canon remis en cause, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, coll. « Littérature française, francophone et comparée », 2026.

Casanova Pascale, « Les créateurs de créateurs ou la fabrique de légitimité littéraire », dans Sylvie Triaire, Jean-Pierre Bertrand et Benoît Denis (dir.), Sociologie de la littérature. La question de l’illégitime, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2002, p. 171-181. doi.org/10.4000/books.pulm.1067

Chartier Roger et Martin Henri-Jean (dir.), Histoire de l’édition française, t. iv, Le Livre concurrencé, 1900-1950, Paris, Fayard / Cercle de la librairie, 1991.

Coste Florent, Explore. Investigations littéraires, Paris, Questions théoriques, coll. « Forbidden Beach », 2017.

David Géraldine et Méon Pierre-Guillaume (dir.), Avons-nous besoin des prix littéraires ?, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, coll. « Littérature(s) », 2026.

Demanze Laurent, « La critique comme conversation. Déplacements du geste critique dans la pratique d’entretien avec des écrivain·es », Studi Francesi, n° 209, « Pratiques de lecture et usages de la critique », dir. Morgane Kieffer, Elisa Bricco, Estelle Mouton-Rovira et Frédéric Martin-Achard, 2026.

Diu Isabelle et Linarès Serge (dir.), Éditer en poète, xixe-xxie siècle, La Fresnaie-Fayel, Otrante, 2024.

Dozo Björn-Olav et Lacroix Michel, « Petits dîners entre amis (et rivaux) : prix, réseaux et stratégies de consacrants dans le champ littéraire français contemporain », COnTEXTES, n° 7, « Approches de la consécration en littérature », 2010. doi.org/10.4000/contextes.4646

Dubois Sébastien, La Vie sociale des poètes, Paris, Presses de Sciences Po, coll. « Académique », 2023. Disponible sur Cairn.

Ducas Sylvie, La Littérature à quel(s) prix ? Histoire des prix littéraires, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 2013.

François Violaine et Levin Marceau (dir.), « Les écrivain·e·s du xixe siècle et l’impératif de célébrité », RELIEF – Revue électronique de littérature française, vol. 20, n° 1, 2026. En ligne.

Gefen Alexandre et Perez Claude (dir.), « Extension du domaine de la littérature », ELFe XX-XXI, n° 8, 2019.

Gilbert Annette, « Publier : une pratique artistique », Littérature, n° 192, « La Littérature exposée 2 », dir. Olivia Rosenthal et Lionel Ruffel, 2018, p. 65-84. doi.org/10.3917/litt.192.0065

Glicenstein Jérôme, L’Invention du curateur. Mutations dans l’art contemporain, Paris, Presses universitaires de France, 2015.

Glinoer Anthony, Être éditeur. Histoire, discours, imaginaires, Paris, L’Échappée, coll. « Le Peuple du livre », 2024.

Goddeeris Ingrid et Goldman Noémie (dir.), Animateur d’art. Marchand, collectionneur, critique, éditeur. L’animateur d’art et ses multiples rôles. Étude pluridisciplinaire de ces intermédiaires culturels méconnus des xixe et xxe siècles, Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 2015.

Guerton-Delieuvin Charline, « Enquête : Face au recul de la lecture, les poches de résistance des festivals littéraires », Libération, 10 octobre 2026. Disponible sur Libération.

Hantelmann Dorothea von, « The Curatorial Paradigm », The Exhibitionist, n° 4, juin 2011, p. 6-12.

Heinich Nathalie, L’Épreuve de la grandeur. Prix littéraires et reconnaissance, Paris, La Découverte, coll. « Armillaire », 1999.

Lahouste Corentin et Audet René, « S’affranchir du rapport médusant de l’idée d’œuvre littéraire : balises critiques sur la performativité et la réception des arts littéraires », RELIEF – Revue électronique de littérature française, vol. 17, n° 1, 2023, p. 183-194. doi.org/10.51777/relief17717

Lahouste Corentin et Martens David, « Inspirations littéraires de l’exposition. D’une matrice curatoriale contemporaine », Captures, vol. 6, n° 2, 2021. doi.org/10.7202/1088407ar

Levin Marceau et Meizoz Jérôme (dir.), « La célébrité littéraire : injonctions, dispositifs, négociations, xxe-xxie siècles », RELIEF – Revue électronique de littérature française, vol. 20, n° 2, 2026. À paraître.

Levy Anna, « Le festival littéraire : une instance de légitimation de la littérature performée et un espace de redéfinition du canon littéraire en dehors de l’Université ? », Essais, n° 22, « Littérature contemporaine et Université. Interactions et interférences – l’exemple français », dir. Mathilde Buliard, Heiata Julienne-Ista et Laure Sauvage, 2024. doi.org/10.4000/12wqj

Martens David, « Littérature, expositions, musées. Les RIMELL, portrait d’un réseau de recherche », propos recueillis par Anne-Christine Royère, Fabula / Web littéraire, 20 mars 2026. Disponible sur Fabula.org.

Martens David, Écrivains commissaires. La littérature au service des musées, postface de Thomas Clerc, Dijon, Les Presses du réel, coll. « Figures », à paraître.

Meizoz Jérôme, « Extensions du domaine de la littérature », AOC, 16 mars 2018. Disponible sur AOC.

Meizoz Jérôme, « Postures d’auteur à l’ère médiatique : présentation de soi ou auto-promotion », dans Marie-Ève Thérenty et Adeline Wrona (dir.), L’Écrivain comme marque, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Lettres françaises », 2020, p. 157-164.

Meizoz Jérôme, Faire l’auteur en régime néo-libéral. Rudiments de marketing littéraire, Genève, Slatkine, 2020.

Mélois Clémentine (dir.), Publier]…[Exposer. Les pratiques éditoriales et la question de l’exposition, Nîmes, École supérieure des beaux-arts de Nîmes, coll. « Hôtel-Rivet », 2012.

Mougin Pascal (dir.), Littérature et design. Visualités et visualisations du texte en régime numérique, Dijon, Les Presses du réel, coll. « Figures », 2024.

Pardo Céline, La Poésie hors du livre (1945-1965). Le poème à l’ère de la radio et du disque, Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, coll. « Lettres françaises », 2015.

Régnier Marie-Clémence (dir.), « Ce que le musée fait à la littérature. Muséalisation et exposition du littéraire », Interférences littéraires / Literaire interferenties, n° 16, 2015. En ligne.

Rosenthal Olivia et Ruffel Lionel (dir.), « La Littérature exposée. Les écritures contemporaines hors du livre », Littérature, n° 160, 2010. Disponible sur Cairn.

Rosenthal Olivia et Ruffel Lionel (dir.), « La Littérature exposée 2 », Littérature, n° 192, 2018. Disponible sur Cairn.

Roussigné Mathilde, « L’écrivain en résidence : une ressource territoriale ? », Téoros, vol. 37, n° 1, « Tourisme littéraire », dir. Mauricette Fournier et Pierre-Mathieu Le Bel, 2018. doi.org/10.7202/1046287ar

Royère Anne-Christine, « Le format littéraire de l’exposition », Captures, vol. 6, n° 2, « Inspirations littéraires de l’exposition. D’une matrice curatoriale contemporaine », dir. Corentin Lahouste et David Martens, 2021. doi.org/10.7202/1088408ar

Royet-Journoud Claude, « La poésie au format Zuk », propos recueillis par Jacqueline Pluet, La Revue des revues, n° 5, printemps 1988, p. 72-74.

Sapiro Gisèle, Picaud Myrtille, Pacouret Jérôme et Seiler Hélène, « L’amour de la littérature : le festival, nouvelle instance de production de la croyance. Le cas des Correspondances de Manosque », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 206-207, « La culture entre rationalisation et mondialisation », dir. Gisèle Sapiro, Jérôme Pacouret et Myrtille Picaud, 2015, p. 108-137. doi.org/10.3917/arss.206.0108

Souchier Emmanuël, « L’image du texte. Pour une théorie de l’énonciation éditoriale », Les Cahiers de médiologie, n° 6, « Pourquoi des médiologues ? », 1998, p. 137-145. doi.org/10.3917/cdm.006.0137

Vitali-Rosati Marcello, « Pour une théorie de l’éditorialisation », Humanités numériques, n° 1, 2020. doi.org/10.4000/revuehn.371

 

[1] « Pas plus que la science n’est la propriété des inventeurs et des découvreurs, la littérature n’est le terrain des auteurs. C’est une foule d’usagers, de scripteurs, de médiateurs, de passeurs, d’éditeurs, de traducteurs, de co-élaborateurs, de critiques, de commissaires (de curateurs, comme on dit) qui s’y investissent et qui s’en occupent. La littérature est un terrain à repeupler » (Coste, 2017, p. 156).